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La main qui pense

Cela fait plus de 30 ans maintenant que Jean-Michel Tarallo entretient un dialogue avec les choses. Celles de la vie quotidienne, les choses simples mais aussi les sophistiquées, celles en mouvement et les inanimées, les choses industrielles et celles qui portent la trace de la main qui les ont fabriquées. Artiste et designer, il ne considère pas les choses comme une simple réalité concrète. C'est l'alternance d'une observation focalisée et flottante qui suggère à l'artiste comment simplifier la forme pour n'en garder que l'essence, quelque chose d'une vérité.

2024

ENCRES & ÂMES*

Exposition au BEAU REPAIRE en duo avec Anne Gracia (encres), Paris 10°.

OFF du Festival du Dessin

Exposition ENCRES & ÂMES* en duo avec Anne Gracia (encres), l'Aire d'Arles.

2023

GARDEN PARTY a.r.t.e.f.a.c.t

Expositions collectives organisées par Casoart au Domaine de Dampierre et à Chevreuse dans le cadre du parcours d'art contemporain en Haute Vallée de Chevreuse.

LIMBES & ÂMES

Exposition privée en duo avec Rafaël Martinez (photos), organisée par le studio ÉTAT de GRÂCE au Prieuré (28).

GALERIE GUILLAUME

Présentation des sculptures-objets "ÂMES" pour le finissage de l'exposition "20 ans déjà!" de la Galerie Guillaume, Paris 8°.

* Exposition ENCRES & ÂMES

Le sens de l’épure et la ligne efficace caractérisent le travail de Jean-Michel Tarallo. On ne s’en étonnera pas : l’artiste a conservé de son métier initial de designer les notions de geste qui pense et de dessin dans l’espace. 

Poussant plus loin les limites, Jean-Michel Tarallo propose un étonnant salon : table basse et fauteuils dessinés en métal, à taille réelle, mais réduits à leurs seuls contours et donc sans usage possible. Dépourvus de remplissage, les meubles défient le regard. Il suffirait d’une arête ou d’un pied en moins pour que leur identité disparaisse. Leur présence même semble menacée d’évanouissement. Selon Platon, il existe le monde des Idées. Chaque chose y possède sa forme parfaite et éternelle vers lesquels l’artisan tourne les yeux afin de réaliser un objet qui incarne au mieux sa vérité.

Les œuvres de Tarallo semblent ainsi comme en suspension entre les deux mondes, arrêtés quelque part entre le ciel des Idées et leur manifestation sensible. Ils sont (comme leur titre l’indique) l’« âme » du meuble, leur principe, ou peut-être aussi, leur souvenir, ce qui reste quand la matière s’est dissoute.

 

Si les deux artistes travaillent ainsi chacun à une extrémité du spectre de la matière, dans la densité d’un côté, dans son évanescence dans l’autre, leur accord est pourtant évident. Peut-être justement par leur opposition, mais aussi parce que chacun, en repoussant les limites, est en quête d’essentiel : chez l’un, atteindre l’épure et le principe même de la forme, chez l’autre, toucher au surgissement de la lumière et des pulsations du monde.

 

Anne Malherbe

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